Il y a plusieurs types de choix.
Des choix simples, comme quel film on va aller voir au cinéma (cela peut parfois s'avérer compliqué, je vous l'accorde, mais en règle générale, ce n'est pas ce qu'il a de plus complexe).
Des choix cruciaux, comme notre orientation scolaire, sur lesquels on joue notre vie, ou une partie tout du moins.
Ou encore des choix impossibles, comme celui de Sophie.
Il y a de nombreux type de choix.
Mais au final, ce qui importe dans un choix, c'est sa conclusion. Et ses conséquences.
Mais comment savoir si nous avons choisi la bonne solution ? Comment savoir si on ne regrettera pas ce simple choix de longues années ?
Déjà, il faut savoir ce qui est impliqué dans cette décision. Nous seul ? D'autres personnes ? En général, quoi que l'on fasse, il y a toujours une onde de choc, quelle soit positive. Ou négative. Voir les deux aussi. Souvent les deux d'ailleurs.
Parfois, on pense à notre propre intérêt. Par ce que après tout, on nait tout seul, on meurt tout seul (vivons nous tout seul ?). Nous sommes la seule personne qui ne nous abandonnera jamais au grand jamais (quoi que...).
Mais, à moins d'être dénué de conscience, on ne peut pas agir uniquement dans notre intérêt sans penser aux conséquences sur notre entourage. Sur ce qu'ils penseront de notre choix. Sur son action sur eux. Il y a aussi des cas de figure ou cette pseudo conscience nous sert d'alibi. "Nan, si je fais ça, je risquerais de leur faire du mal, de les perdre" etc. Se cacher derrière de faux prétextes pour ne pas oser. Et par-dessus le marcher, on a le plus souvent l'audace de se féliciter d'avoir eu l'idée de. Mais pour les biens des autres, on n'a pas.
Quoi qu'il en soit, aucune décision n'est sans conséquence. Et il n'y a rien qui peut nous permettre de savoir ce qui en retournera. Ce serait tellement plus simple, tellement trop simple. Pourquoi pas un destin tout tracé, il n'y aurait plus qu'à suivre les lignes. Mais non. Ça ne marche pas comme ça. Ça ne marchera jamais comme ça. Et puis d'abord, quelle en serait l'intérêt ? Rien à accomplir puisque de toute façon, on sait à l'avance comment les choses se passeront.
Si je vous raconte tout ça, c'est suite à la lecture d'un roman d'Anna Gavalda, Je l'aimais. Par ce que certains jours. J'ai peur de faire les mauvais choix. De faire fausse route. J'ai surtout peur de me réveiller dans 10 ans, 20 ans ou plus encore et d'avoir la certitude à ce moment que, en effet, ces choix n'étaient pas les bons. Et alors ? Qu'est ce qu'on fait maintenant ? On invente une machine à remonter le temps pour effacer nos erreurs ? Encore une fois, ce n'est pas possible. Et d'ailleurs, ce serait trop facile, beaucoup trop facile. Dans ses moments là, je pense à une phase que j'aime beaucoup. Et que j'aimerais encore plus réussir à appliquer. Mieux vaut avoir des remords, que des regrets. Par ce que dans ce cas là, ça signifie qu'on aura agit. Qu'on aurait fait le choix de bouger les choses. Au risque de causer des dommages collatéraux. Et alors ? C'est toujours mieux que de passer sa vie à une place qui n'est pas la notre. Ou en tous cas, à une place qu'on aurait pu, si on avait fait l'effort de se bouger les fesses, ne pas être la notre. Et à ce moment là, être à une place qui est sensé être la notre dans le meilleur des mondes.
Mais bon, si on se retrouve dans ce cas de figure, on pourra toujours se consoler en se disant que, si on avait fait ce fameux choix vers une autre conclusion, alors peut être qu'on se serait réveillé dans 10 ans, 20 ans ou plus encore et qu'on se serait alors rendu compte qu'on avait fait fausse route tout le long et qu'on aurait mieux fait de se la fermer à ce moment là ou de ne pas bouger.
J'ai l'impression de faire beaucoup d'erreurs. Trop en tous cas. Ou de ne pas être satisfait de mes choix. Mais peut être suis-je trop utopiste. Peut être que j'attends du dit bon choix qu'il me satisfasse de façon exagéré. Peut être oui. Peut être pas.
Je n'agis pas assez. Mais à quoi bon faire le choix de changer les choses ? Et oui, il y a aussi des choix qu'on n'assume pas jusqu'au bout. Je vais voir si je peux changer quelque chose. Juste voir. Ça ne sert à rien de promettre. Ce ne sont que des mots. ça ne restera que des mots surement. Alors montrons plutôt. Dans la mesure du possible...
Vais-je réussir à faire les choix comme il le faut? Comme je le souhaite ? ça c'est une autre histoire, dans un futur plus ou moins proche...